jeudi 28 mai 2009

Comportement du canari.

Grâce à son comportement, le canari nous fait savoir si il est en bonne santé. C'est pourquoi il faut tous les jours observer son canari.

- Lorsque le canari enfuit sa tête dans son plumage, cela signifie qu'il dort. Mais cela peut aussi vouloir dire qu'il est malade. Un canari qui dort toute la journée n'est pas en bonne santé.

- Le canari se tient sur une patte lorsqu'il se repose et lorsqu'il dort. Cela signifie qu'il se sent bien.

- Le canari donne des coups de bec et étire ses ailes pour montrer son agressivité.

- Les jeunes canaris ouvrent grand leur bec pour que leurs parents puissent les nourrir.

- Deux canaris se becquettent et se lissent mutuellement le plumage: cela signifie qu'ils s'entendent bien.

mercredi 27 mai 2009

Les canaris de forme et de posture.

Les canaris dits «de forme et de posture» -Border, Fife fancy, Norwich ou Lizard -, sont d’origine très ancienne et tirent leur nom du fait qu’ils se distinguent par une particularité d’ordre morphologique ou un maintien spécifique : le Gloster se reconnaît faci­lement par sa huppe au sommet du crâne, les fri­sés, par les plis de leur plumage, le Gibber, par la posture qu’il adopte sur son perchoir..

Voici un extrait du livre écrit par Dominique Mario. Il est l’auteur, entre autres, des ouvrages suivants parus aux Éditions De Vecchi : Canaris du monde ; Le Grand Livre des Perroquets ; Les Canaris de chant ; Les Inséparables…

Extrait du livre :
Origines et histoire des canaris de forme et de posture

L’organisation scientifique de chaque espèce animale comporte son classement à l’intérieur d’un groupe d’espèces semblables. Certains groupes présentent des degrés de classification supplémentaires : Classe, Ordre, Genre, Espèce, Race, Type, Variété, Catégorie. Les quatre premières catégories correspondent à une distinction vraiment scientifique, le reste de la classification de la race est davantage un choix simplificateur opéré par l’homme et qui n’a pas de valeur scientifique dans la réalité. En effet, la distinction scientifique s’arrête à l’espèce (avec d’éventuelles sous-espèces) puisque les races et leurs spécifications ultérieures sont une sorte de «manipulation» obtenue par l’homme à travers la sélection. Les races de canaris appartiennent toutes à l’espèce Serinus canarius, c’est-à-dire au canari sau­vage originaire des îles Canaries, une des différentes espèces d’Oiseaux (Classe) Passériformes (Ordre) qui fait partie du Genre Serinus. La notion d’espèce correspond bien à des caractéristiques communes et l’union entre des sujets d’espèces différentes donne naissance, la plupart du temps, à des hybrides stériles. Le terme «race» désigne en revanche un groupe de sujets de la même espèce qui se distinguent d’autres sujets par certains caractères héréditaires typiques, dus à l’apparition spontanée d’anomalies nées ultérieurement. Pour appartenir à une race spécifique, il faut que les sujets présentent une uniformité morphologique et de caractères. Il ne suffit pas, par exemple, qu’ils aient une couleur identique. Une couleur particulière à l’intérieur de la même race (par exemple le Saxon) donne naissance à une Variété qui se décline encore, chez les canaris de couleurs, en Type (noir-brun, brun, agate, isabelle, etc.) et en Catégorie (intense, argenté et mosaïque). Chez les canaris de forme et de posture, les spécificités de race sont évidentes et reposent sur des particularités de la structure osseuse, du plumage et la posture adoptée par l’oiseau sur son perchoir. Si l’origine des différentes couleurs n’a été obtenue que récemment chez le canari saxon, la sélection des canaris de tonne et de posture est beaucoup plus ancienne et son origine n’est pas certaine. Ce qui est sûr, c’est que la sélection s’est effectuée progressivement et qu’à partir d’un seul canari, le canari sauvage, on a développé des sujets en modifiant non seulement certains aspects évidents tels que le plumage, mais aussi des aspects moins évidents comme le squelette. Le dessin ci-dessous nous montre les quatre types différents de squelettes des canaris :
° Les races homéosomes ont en général une structure osseuse qui ressemble beaucoup à la forme sauvage. Parmi les canaris qui présentent ce type de squelette nous avons, en dehors de la race Saxon et des chanteurs comme le Harz, des races qui nous intéressent ici, comme le Lizard, le Border, le Fife fancy et le Gloster.

L'alimentation des canaris.

L’alimentation est l’un des piliers de tout élevage. Si elle est bonne et rationnelle, l’élevage prospèrera et fera la joie de l’éleveur. C’est pour cela que beaucoup d’éleveurs d’oiseaux s’inquiètent souvent et cherchent à améliorer leur élevage par une bonne nourriture.

Voici une idée sur ce qu’on peut donner à nos canaris.

Les graines

L’alpiste, le colza, l’avoine sous forme d’avena (gruau) : débarassée de son tégument trop dur (pas de trop car sinon risque d’obésité), le niger (bon rapport CA/P contrairement aux autres graines), la navette (protéines et MG ! si excès), le chènevis (favorise l’accouplement), le lin (bon pour le plumage et la digestion). On peut ajouter des épis de millet, mais pas trop car ces graines sont très farineuses.

Deux exemples de mélange :
Canari de chant :

navette 60%, alpiste 30%, niger 10%, ce mélange est recommandé par la confédération ornithologique mondiale.

Mélange commercial : alpiste 65%, avena 20%, navette 5%, niger 2%, chanvre 3%, lin 5%.

On peut y ajouter des fruits et de la verdure et complémenter (surtout en période de reproduction et de mue) avec des pâtées d’élevage.

Ne pas oublier que le colza et la navette, utilisées trop fréquemment diminuent l’action de la thyroïde à cause des thioglucosides qu’elles contiennent, ce qui entraîne une diminution de la libido et un risque de maladies.

Les graines germées

Les graines germées sont plus tendres, plus facilement digestibles (Les protéines sont réduites en acides aminés, les glucides en sucres simples et les toxines et acides qui bloquent la digestion sont diminués) et elles contiennent plus de vitamines et de minéraux. On utilise le niger, le soja, le tournesol blanc (plus rare), le millet et la navette. Il ne faut pas faire germer tout le mélange, car certaines graines mûrissent plus vite que les autres ou alors, utiliser un mélange à germer en vente dans le commerce (le temps de germination est étudié pour être synchrone). Tremper les graines 12 heures dans de l’eau tiède, ensuite égoutter et rincer et laisser refroidir 36 heures (germination achevée). Il faut éviter les moisissures car elles entraînent des troubles gastro-intestinaux violents en rinçant les graines toutes les douze heures. Puis, le distribuer mélangé à de la pâtée, le tout devant être consommé dans les 24 heures (conserver éventuellement au frigo s’il fait trop chaud).

Complément minéral

Les graines contiennent beaucoup de phosphore et peu de calcium, il faut donc ajouter des os de seiche riches en calcium qui apportent en plus de l’iode, du magnésium et permettent à l’oiseau de se faire le bec. Ne pas oublier le fond de cage, qui ne sert pas qu’à la propreté, en effet, il est riche en minéraux et contient des coquilles d’huîtres broyées nécessaires à la digestion des oiseaux.

La verdure et les fruits

Ils apportent des sels minéraux, du carotène et des vitamines et de l’eau. Utiliser la carotte, la salade, le plantain et le mouron mais les fleurs doivent être blanches car celui à fleurs rouges est toxique. La verdure doit évidemment être fraîche. Pour les fruits, il y a la cerise, la prune, le raisin, la poire, l’orange, la pêche, la banane riche en protides mais l’aliment de choix est la pomme, car elle est riche en vitamines et s’altère très peu, de plus, en période de reproduction elle oblige la femelle a se lever souvent et favorise le sevrage. Les fruits doivent être exempts de pesticides.

La pâtée d’élevage aussi utile en période de mue

Deux solutions, l’acheter chez le marchand certaines contiennent du colorant rouge ou alors la fabriquer soi-même. Râper 3 biscottes et un jaune d’œuf dur ou 5 biscottes et un œuf complet avec coquille. Bien faire bouillir l’œuf 15 minutes pour éviter une contamination virale.

On peut ajouter : un colorant spécial (canaris rouges), de la carotte râpée ou de la pomme râpée, du germe de blé, de l’os de seiche et du miel, mais mieux vaut le donner séparément. Eviter le charbon de bois qui est certes bon pour lutter contre les bactéries, mais il absorbe aussi les vitamines et oligo-éléments. Et éviter aussi l’huile de foie de morue qui peut rancir et amener une surcharge lipidique.

On peut complémenter l’alimentation avec de la nourriture animale

Vers de farine, drosophiles, pucerons, œufs de fourmis, vers de terre et vers de vase.

Remarque : en plus de l’alimentation naturelle, il existe aussi actuellement des granulés synthétiques et complets vendus dans le commerce. Ils ont l’avantage d’apporter à l’oiseau tout ce dont il a besoin mais il faut qu’il soit habitué à le manger jeune sinon, il risque de le refuser.

d’après le site:http://www.veterinaire-maindiaux.be/alimentation.htm

Pourquoi ce blog: Canaris du soleil

Je ne suis pas un expert en élevage de canaris, mais juste un amateur passionné.

Je voudrais partager ce que mes canaris m’ont appris pour mieux aider les novices, qui n’ont pas encore d’expériences, mais aussi, pour participer à élargir les expériences qui sont déjà acquises.

Bienvenue à tous ceux qui visitent ce blog, espérant qu’ils procèdent à son enrichissement par leurs commentaires et leur soutien si précieux soit-il.